Paper Tales

Bonsoir mes délicieux enfants ! Laissez moi vous conter  l’histoire d’un royaume lointain peuplé de nombreuses créatures mytiques, en proie à la guerre avec ses royaumes voisins. Il s’agit du conte de Paper Tales !

Du moins c’est ce que l’intrigue de ce jeu de cartes d’opposition « Draft » nous présente. Plusieurs rois s’affronteront en usant des ressources matériel et militaires de leurs royaumes afin de prendre l’ascendant et de laisser son nom dans l’Histoire … sous forme de conte de fée.

La Mécanique ?

Paper Tales est un jeu de carte, et un peu plus encore. Le système de « Draft » est un choix intéressant pour la création de chaqué début de manche. Vous vous verrez distribué, ainsi que vos adversaires, cinq cartes dont il faudra en choisir une avant de passer la main à votre voisin qui en choisira une, etc etc, jusqu’à épuisement. Vous pouvez donc prévoir ou du moins essayer de retenir le plan de jeu de votre ennemi !

L’aire de jeu  se compose de quatre cartes actives (pouvant passer à cinq au maximum), deux en avant qui serviront de cartes de combat et dont la valeur de force sera prise en compte dans la résolution des conflits, ainsi que deux en arrière qui serviront de soutien et apporteront des effets spécifiques ou des ressources. Vous devez bien évidemment payer le solde de chaque soldat que vous poserez

Quatre cartes peut paraître un peu mince pour un combat acharné, c’est ici que prend l’importance de la notion « d’Âge ». Vos combattants et même vos monstres ne sont pas éternels, ils vieillissent et finissent par quitter notre monde, aussi à la fin de chaque manche, toutes les créatures en jeu prennent un marqueur âge, puis meurent lorsqu’elles en acquièrent un second. Une grosse partie de la mécanique du jeu se base donc sur les combinaisons de cartes tirant profit de l’âge !

Enfin, des bâtiments peuvent être construits afin d’augmenter vos chance de développement en vous fournissant de manière régulière du bois, de la nourriture ou de l’or.

cartes.jpg Bâtiments

Le Matériel ?

Simple, mais élégant, à l’image des règles du jeu. Une superbe boîte blanche avec en illustration principale le portrait d’un monarque sosu forme de patchwork réalisé avec l’intégralité des illustrations du jeu, voilà une superbe initiative de l’éditeur : vous pouvez vous faire une idée avant même d’avoir ouvert la boîte si les illustrations vous plaisent ou non.

A l’ouverture par contre, c’est un peu la desillusion : pourquoi une boîte si grande pour aussi peu de matériel ? Cependant, une fois fait abstraction du vide, le contenu demeure suffisant pour plusieurs parties palpitantes.

Un plateau de score pas très grand mais d’une bonne épaisseur à la finition lisse est très agréable au toucher. Les compteurs de score en bois sont également de bonne qualité et colorés.

Les cartes sont également très agréables en main, presque satinées, et de bonne qualité.

 

Les Illustrations ?

Dans l’optique d’une histoire pour enfant, les illustrations de Christine Alcouffe sont très riches, colorées et inspirées. Elles vous feront voyager dans une époque médiévale peuplée de monstres et de personnages divers et variés. Un design souvent naïf qui pourra déplaire à certains. Il ne s’agit pas là de réalisme ou d’oeuvre d’art, mais du moins d’un art particulier, prenant, et encore une fois Simple ! Sans doute le mot qui caractérise le mieux ce jeu !

Bien que les illustrations soient cohérentes avec l’univers, elle ne répondent pas suffisamment à mes critères artistiques, par rapport à d’autres jeux et artistes.

Un bémol sur le plateau de score dont on ne distingue pas l’arrière plan tant les cases de points sont nombreuses et étouffantes.cartes bisscoreboard

La Rejouabilité ?

Par simplicité cependant il ne faut pas entendre facilité. En effet si la mécanique se prend rapidement en main, la maîtrise des combinaisons et la gestions de vos ressources vont demander quelques parties aux conteurs (haha !). Le draft est une mécanique éprouvée et validée pour permettre une forte rejouabilité tout en intégrant une part stratégique importante. Je n’ai pas eu l’occasion d’y jouer à trois ou quatre joueurs, mais j’imagine que la tension doit monter d’un cran par rapport à un duel.

En Conclusion ?

 

Paper Tales : Simple mais Efficace ! Si le jeu ne paye pas de mine en apparence et qu’il n’est pas tape à l’oeil, il renferme quand même un fort potentiel ludique, voire même compétitif. Du pur Masato Uesugi, élégant, rafiné et facile à apprendre. Je ne recommanderai pas ce jeu à tous car le contenu et l’apparence de l’ensemble peuvent sembler décevant, mais pour celui qui saura regarder par delà le couvercle, un monde de défis oniriques vous ouvrira ses portes. Il ne vous restera alors plus qu’à en écrire l’histoire…

Logo_V4(pour png)_Plan de travail 1


Philibert
Achetez ce jeu sur http://www.philibertnet.com

 

2 commentaires sur “Paper Tales

Ajouter un commentaire

  1. Pas si naïves que ça, les illustrations ! Une belle énergie a été investie pour éviter les stéréotypes de genre dans la création des personnages. Ma table de jeu en a été agréablement surprise (et légèrement honteuse d’en être surprise).

    J'aime

    1. Paper Tales a son propre Style graphique, une réussite côté thématique à mon sens. Cependant je l’ai testé sur la même période que d’autres jeux aux illustrations auxquelles ma sensibilité a plus résonné, il en a probablement fait les frais linguistique dans la description « naïve » 🙂

      J'aime

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Créez un site Web ou un blog gratuitement sur WordPress.com.

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :